Julien Landuré

356

La force de la conférence

Julien Landuré

Pourquoi les devs ont besoin de se retrouver IRL

Notre métier est profondément ancré dans une culture de transmission, de personne à personne.
Suivre IFTTD =>

Le D.E.V. de la semaine est Julien Landuré, CTO chez TechTown. Organisateur engagé de conférences comme le DevFest Nantes, il nous explique pourquoi la culture tech adore se retrouver en chair et en os, même à l’heure du replay permanent. Julien partage son regard de bâtisseur d’agora moderne, parle modèle économique et inclusivité, et insiste sur l'importance du collectif. On découvre les coulisses de la création d’événements tech et les moteurs humains derrière la scène. Un épisode qui rappelle que la conférence n’est pas une option, mais un pilier du métier.

Chapitrages

00:01:00 : Introduction à la culture de la conférence

00:01:34 : L'importance des rencontres dans la tech

00:05:10 : Les opportunités offertes par les événements

00:07:21 : L'évolution des meet-ups à Nantes

00:07:55 : L'expérience des premiers événements

00:10:17 : De l'idée à la réalisation du DevFest

00:13:53 : Les défis de l'organisation d'événements

00:18:44 : La sélection des speakers

00:24:13 : Le rôle des participants dans les conférences

00:26:40 : Le modèle économique des événements

00:31:32 : Choisir ses sponsors avec soin

00:33:59 : Les bénéfices d'organiser des conférences

00:39:23 : Le networking : un aspect essentiel

00:45:22 : L'impact de l'IA sur l'apprentissage

00:48:47 : La place pour de nouvelles conférences

00:50:01 : Conseils et recommandations de conférences

Cet épisode n'a pas encore été compilé !
Un épisode est généralement refactoré 3 ans après sa diffusion !

Un peu de patience ...
Pas d'extraits disponible :(
Bruno:
Les gens, ces personnes qui regardent notre métier sans vraiment trop comprendre ce qu'on fait, tendent à penser que nous faisons un métier solitaire, seul face à notre écran toute la journée. Pourtant, les stand-up, les blogs, les reddits, les podcasts, les meet-ups et bien sûr les conférences sont partout, tout le temps et toujours remplis. Notre quotidien est rempli de moments de rencontre entre nos collègues et surtout avec nos pères. Notre métier est profondément ancré dans une culture de transmission, de personne à personne. Et pourtant, organiser une conférence n'est pas une mince affaire. Mais alors, pourquoi donne-t-on autant quand on organise un événement ? Si tout est disponible en replay, a-t-on encore vraiment besoin de se déplacer ? Et surtout, si notre métier est si solitaire, pourquoi la participation en conférence est une demande permanente des équipes ? Pour répondre à ces questions d'Agora, je ne reçois pas Platon, mais il sait construire un forum. Julien, bonjour.

Julien:
Bonjour.

Bruno:
Alors Julien, est-ce que tu pourrais te présenter pour les quelques personnes qui ne te connaîtraient peut-être pas ?

Julien:
Ouais tout à fait, j'ai l'enduré, je suis basé à Nantes, je suis cofondateur d'une société qui s'appelle TechTrend, je suis CTO là-bas et je suis aussi du coup dans différents aspects communautaires, j'ai cofondé le GDG Nantes qui organise le DevFest Nantes, une belle réussite, et je m'occupe aussi de différents meet-ups par-ci par-là et je suis aussi speaker régulier à différentes conférences Oui.

Bruno:
J'imagine. Qu'est-ce qui t'a amené à vouloir créer une conférence et puis après maintenant en faire quasiment ton activité principale ? C'est d'organiser des rencontres entre développeurs et développeuses.

Julien:
Alors, ce n'est pas mon activité principale. J'aimerais bien que ce soit du full-time là-dessus, mais je conserve, je prends du temps bénévole pour ça. En tout cas, ça reste toujours quelque chose qui m'intéresse. Et le why un petit peu de tout ça, c'est assez simple. Donc, bon, ça fait 20 ans que je suis dans la tech, mais il y a 20 ans, on ne parlait pas de meet-up, on parlait de user group, et il n'y en avait pas typiquement à Nantes, enfin, vraiment, il n'y avait pas grand-chose. J'allais régulièrement jusqu'à Rennes pour aller voir le bret-jug à l'époque, Java User Group. Et du coup, de Nantes à Rennes, bon, c'est une heure de voiture, etc. Mais je faisais quand même un air tour parce que je trouvais ça passionnant de voir des gens, des professionnels aguerris, qui montraient des nouvelles technologies, des nouvelles façons de décrire son pomme.xml, etc. Je trouvais ça incroyable. Et du coup en discutant avec deux autres personnes qui étaient dans le même bureau que moi, on s'est dit vas-y on peut peut-être faire quelque chose aussi à Nantes et c'est comme ça en fait que l'aventure s'est lancée, donc voilà l'idée de se dire peut-être trouver un moyen d'animer aussi quelque chose au niveau de Nantes, qui est une ville que je suis basé à Nantes depuis pas mal de temps et je suis assez fier aussi de pouvoir contribuer au fait que Nantes bouge globalement d'un point de vue tech.

Bruno:
— Mais c'est quoi pour toi la... Tu sais, c'est ce que j'évoquais en intro. Pourquoi cette nécessité dans notre métier de se rencontrer ? Et d'autant plus, tu vois, là, t'évoques effectivement ce côté bénévole que t'as là-dedans. Le fait que tu fasses une heure de route pour aller rencontrer des gens à plus de 100 km de chez toi, mais c'est surtout du coup en dehors de ton temps de travail, c'est à dire qu'on a déjà un travail qui est quand même prenant, qui demande des ressources de l'énergie et malgré tout le soir on rempile, tout comme il y a des gens qui écoutent ce podcast, qui sont dans le métro peut-être en ce moment ou en train de faire leur ménage ou en train de courir donc ils sont pas au travail et qui sont en train d'écouter des gens parler de leur travail, donc tu vois pourquoi on a cette culture là De mon côté.

Julien:
C'est une partie assez simple, c'est que globalement, je suis passionné par la tech, donc cette notion un peu de passion. Après, je pense qu'il y a une partie aussi qui est intéressante et souvent que j'explique aux étudiants, c'est aussi cette partie d'être curieux et que ça peut aider finalement dans sa carrière, de juste comprendre un petit peu, c'est quoi la tech aujourd'hui ? Qu'est-ce que font les professionnels ? C'est vrai que quand on est étudiant, on a une vision quand même un peu biaisée, liée en fait à l'école ou autre où on est. Et d'essayer de découvrir un peu ce monde vraiment professionnel, de voir vraiment les technologies utilisées, etc. Donc, il y a cette partie-là un petit peu aussi de se dire, voilà, on peut avoir des points de rencontre. Et puis, cette partie aussi, dernier point, c'est une partie un peu opportunité. Du coup, en 2012, on organisait un meet-up. Et à la fin du meetup il y a quelqu'un qui vient me voir et qui me dit ouais du coup je suis en train de créer une boîte à Nantes est-ce que ça t'intéresse potentiellement et tout et en fait la boîte je la connaissais je pensais que c'était qu'à Paris et je me disais bah c'est génial et tout je vais peut-être pouvoir rentrer et tout là-bas et en fait j'ai trouvé, un super taf grâce à ça donc je me dis aussi que c'est une notion d'opportunité, de pouvoir en fait plus on rencontre des gens plus on a une capacité peut-être, à trouver des opportunités des choses, des contacts, des liens des nouvelles personnes qui est assez intéressant, après il y a toujours l'idée aussi que ça prend de l'énergie pour faire ce genre de choses aussi.

Bruno:
Effectivement, ça te permet de te créer un réseau. Je pense que tout le monde sait qu'avoir un réseau, c'est toujours utile et c'est primordial. Mais tu évoquais aussi cet aspect de partage de connaissances, en tout cas apprentissage d'un certain élément. Mais tu semblais quand même très centré autour des juniors. Pour toi, les meet-ups, les confs, c'est surtout des endroits qui sont intéressants pour des gens plus jeunes.

Julien:
Ouais je dirais qu'il y a deux phases vraiment quand on est plus jeune c'est l'histoire de se faire un réseau, comprendre un petit peu c'est quoi le monde professionnel, c'est quoi les sociétés qui sont dans ta ville, il y a tel DSI, il y a telle société de service, il y a tel élément et aussi pouvoir potentiellement se dire c'est là que j'aimerais aller ou c'est là que j'aimerais pas aller, au lieu d'envoyer des CV un peu en mode random en listant toutes les boîtes aux alentours de se dire peut-être je veux rentrer ici spécifiquement parce que j'ai discuté avec un gars, ça a l'air hyper intéressant, et puis voilà ça apporte pas mal de valeur aussi si tu arrives à montrer aussi que tu connais déjà la personne ou autre, bon ça ouvre forcément des portes, Sur la partie des personnes qui sont plus expérimentées, je dirais que c'est plutôt une notion un peu de culture du contact, de se dire régulièrement je vais à tel meet-up, je sais que je vais voir telle ou telle personne, ça me fait plaisir de les revoir, on va revoir ensemble certaines choses. Il y a la partie networking aussi qui est finalement un point dans les conférences qui prend une part de plus en plus importante au-delà vraiment du contenu. Comme tu l'as dit, il y a beaucoup de contenu en ligne, les IA savent beaucoup de choses, donc on peut retrouver facilement du contenu, ce qui n'était pas le cas avant. Mais il y a toujours cette partie un petit peu aussi de networking où il y a des personnes avec qui t'échangent peut-être que à certains rendez-vous comme ça réguliers et du coup c'est un moyen d'avoir cette rencontre.

Bruno:
Ce point de contact.

Julien:
À ce genre d'événement.

Bruno:
Donc toi tu as commencé par réaliser un meet-up à la base sur Nantes qui est au final une mini conf parce qu'en général il y a quand même une ou deux présentations qui ont lieu après un petit café, comment s'est passé ce premier meetup ça a été quoi ta première expérience ?

Julien:
À l'époque c'était Cyril Moutier qui du coup faisait pas mal de Android et on avait réussi à se dire il n'est pas loin de Nantes on a réussi à négocier avec une école, essayer de trouver un premier sponsor pour acheter, quelques boissons après quelques paquets de chips c'était rigolo de faire ses premiers pas dans l'événementiel sachant que, ben voilà, on était trois tech en fait, donc on connaissait pas du tout le milieu de l'événementiel. Et finalement, j'ai découvert que j'aimais bien ça, finalement. Je trouvais ça intéressant et que ça permettait aussi d'ajouter, finalement, en tant qu'organisateur, d'autres compétences à une partie vraiment pure tech, donc des compétences non techniques, comme le fait de discuter avec des sponsors, trouver un lieu pour une école. C'est des choses qui sortent complètement du quotidien, mais du coup, qui est assez intéressant, je trouve, quand même à essayer.

Bruno:
Oui, complètement. Après, le meet-up, en général, c'est à la plus petite échelle. J'imagine que sur cette première occurrence t'avais peut-être eu une vingtaine de personnes.

Julien:
Je crois 15 personnes sur le premier événement qu'on avait créé en 2011 du coup ça date un peu après on s'était dit aussi du coup on a vraiment créé une assaut dès le début en se disant qu'on voulait que ça soit quelque chose qui soit. Pérenne, qui soit vraiment dans l'état de l'art on va dire au niveau l'association de 1901 etc que ça soit propre d'un point de vue administratif et juridique, et on s'est dit on va commencer par un meet-up tous les deux trois mois et après on verra. Et du coup, on a eu notre premier meet-up, je crois, on a créé l'assaut en janvier, premier meet-up en mars. Et en juin, il y avait une grosse conférence de Google qui s'appelle Google I.O. Où en gros, c'est la grande messe de Google à San Francisco. Et en fait, dans le bureau, on était un peu foufous, on s'est dit, vas-y, on y va, on va voir ce que c'est une grosse conférence. On prend nos billets par nous-mêmes, on prend nos billets d'avion par nous-mêmes, parce qu'à l'époque, les boîtes justifiaient ce genre de choses, un déplacement si loin, pour des technos que tu n'utilises pas forcément dans ta boîte, alors que toi, tu es un peu un junior, etc. Mais ça a été une expérience incroyable de découvrir une conférence internationale avec plein de sponsors, des keynotes, des trucs assez impressionnants. C'est vrai qu'on ne l'avait jamais vécu. Et c'est là où ça nous a motivé finalement aussi à se dire peut-être qu'on peut reprendre certains éléments qu'on a vus là-bas et en refaire peut-être un équivalent à Nantes. Enfin, ou en tout cas en France. Parce que pour l'anecdote au début pour la création du DFS parce que c'est du coup 2012 je crois que c'est l'année aussi de la création de DevOps on hésitait potentiellement à se dire si on crée quelque chose, Nantes ça ne va pas attirer les speakers donc peut-être qu'il faut qu'on le fasse à Paris, du coup on s'est dit au début peut-être qu'il faut qu'on le fasse à Paris puis après on s'est dit ça va être trop compliqué, il faut faire les allers-retours pour les salles, pour le traiteur, pour toute la logistique donc on s'est dit on va quand même essayer à Nantes et finalement on est très fiers de voir que ça a marché à Nantes.

Bruno:
C'est un peu ça prête à sourire de se dire que tu pars à San Francisco faire le Google I.O qui effectivement est un même truc qui est sur 3 jours je crois, 3-4 jours et toi tu vas là-bas et tu te dis on va faire la même chose à Nantes, effectivement tu te dis que tu le ramènes à une certaine échelle mais tu te dis pas il y a des gens qui peuvent se dire c'est un niveau qui est impossible.

Julien:
Ouais, non, non, non, on l'a fait. Après la première édition d'FS Nantes, on était 100, 150, donc ça reste quelque chose d'assez léger. On avait quand même déjà pas mal de speakers avec des tracks, des conférences en parallèle. On était dans une école qui prêtait gracieusement les locaux, donc là, c'est quand même intéressant. Donc on n'avait finalement que le repas du midi à trouver des sponsors pour compenser le repas du midi, parce qu'on voulait quand même offrir finalement le repas sur place. La captation, c'était une catastrophe, enfin voilà, les premières années, c'est... Mais par contre, dès la fin de la première année, j'avais dit aux gars de Lasso, dans deux ans, on va dans un lieu qui nous permet vraiment de grandir. Et c'est vraiment l'idée de se dire qu'on allait à la Cité des Congrès de Nantes. Et au début, on a pris juste des petits parties de la Cité des Congrès, puis au fur et à mesure, une plus grande partie, une plus grande partie, et puis maintenant, on prend finalement tout l'espace, quoi.

Bruno:
Aujourd'hui, le Defest, c'est deux jours, je crois.

Julien:
C'est deux jours.

Bruno:
Est-ce que passer d'un meet-up de deux heures à une conférence de deux jours, est-ce que c'est un meet-up un peu plus gros ou est-ce que c'est comme passer d'un site de 1000 users par mois à un million de users par jour ? C'est pas juste une question d'échelle, il y a un moment, il y a des problématiques complètement nouvelles qui pop.

Julien:
Globalement je dirais que c'est peut-être un mix entre les deux, c'est peut-être pas aussi difficile d'un point de vue scalabilité, après on y allait déjà petit à petit, c'est-à-dire que tous les ans on rajoutait un item, on ajoutait un peu plus de personnes ou un peu plus de speakers ou on prenait une salle un peu plus grande c'est vraiment en y allant petit à petit et tous les ans aussi au niveau de la team d'organisation on essayait aussi de faire plus un dans les organisateurs pour pouvoir potentiellement porter un nouveau sujet, et trouver un moyen de scaler un minimum sur les tâches à effectuer parce qu'autant la gestion d'un traiteur pour 100 personnes la gestion d'un traiteur pour 2500 personnes pendant deux jours, il y a quand même plus d'échanges à effectuer là-dessus, voilà, mais puis maintenant finalement on essaye aussi d'avoir un événement de qualité un peu professionnelle même si on reste qu'une asso, mais on est quand même très vigilants à cette partie-là, donc on essaye d'indiquer les allergènes, on a créé dernièrement aussi une partie, qu'on avait repéré Welfest où l'idée c'est d'avoir des personnes, DeafFestSafe qui vérifient d'un point de vue problématique que tu peux avoir en conférence, diversité, inclusion, etc. Qui peuvent aider aussi des personnes. Donc on essaie de rajouter des petits éléments petit à petit. Pour faire grandir cette conférence et toujours dans l'idée de garder un point aussi important 4 aspects primordiaux c'est finalement que. Côté speaker l'expérience soit cool parce que c'est les meilleurs ambassadeurs ils viennent quand même diffuser du contenu donc rester focus quand même d'abord sur le contenu la partie participant parce que c'est important aussi que ça soit cool les sponsors sinon ils vont pas revenir et voilà quand tu grandis tu augmentes souvent un petit peu tes packs de sponsoring donc faut que ça marche bien et puis que côté organisateur on kiffe finalement parce que c'est pareil si c'est juste subir subir subir au bout d'un moment faut passer la main ou voilà trouver un moyen de changer ça donc l'idée aussi de garder une team où on reste relativement des potes et voilà on n'a pas voulu prendre typiquement aussi de salariés c'était un axe à un moment donné en se disant bah voilà la conf est grandi est-ce qu'on prendrait pas un salarié dans l'assaut ou autre quelque chose mais finalement rester tous bénévoles ça nous force aussi, Tu sais bien, en tant que développeur, on veut essayer d'aller au plus vite, automatiser certains trucs. Ça nous force à essayer de ne pas prendre trop de notre temps bénévole et finalement d'être efficace. Et ça, je trouve ça hyper intéressant.

Bruno:
Peut-être que ça facilite aussi le fait que, comme vous êtes tous bénévoles, vous êtes tous au même niveau d'engagement. Et donc, tu n'es pas dans une capacité d'exigence de chacun. Tu sais que si tu n'es pas capable de le faire toi-même, tu sais que les autres ne seront pas capables de le faire.

Julien:
C'est vraiment l'idée d'avoir un collectif. Effectivement, en fonction de la vie de chacun, on peut avoir des moments de haut, de bas pour pouvoir aider d'un point de vue temps disponible. Moi, typiquement, j'ai fait 8 ans président de l'assaut et j'étais très fier en 2020 de donner la main à Annabelle, Annabelle Coaster, qui est passée présidente, parce que je n'avais plus le temps le week-end de passer autant de temps avec mes enfants qui grandissaient. Mais l'idée, c'est de passer la main aussi et de voir que ça continue, qu'il reste toujours cette volonté, cet enthousiasme autour de l'événement, c'est super chouette.

Bruno:
Tu as évoqué quatre piliers à votre organisation, que je trouve assez intéressants, et qui peuvent faire une bonne organisation des différents sujets à traiter. Le premier que tu avais mis, c'était les speakers, qui est effectivement un élément clé, parce que c'est aussi beaucoup pour ça que les gens viennent ou pas à une conf. Comment vous faites pour trouver des speakers et si jamais il y a des gens qui écoutent ce podcast qui ont envie de devenir speaker c'est quoi les critères, pour devenir speaker chez toi ouais.

Julien:
Tout à fait c'est quelque chose qui revient souvent déjà il y a un truc qu'on a mis en place assez tôt, je pense ça devait être 2013 ou 2014 c'est la création de cette notion de call for paper donc on avait créé du coup une première appli, qui permettait aux personnes de soumettre automatiquement des sujets. Donc cette partie CFP qui a grandi après sur une autre appli et puis finalement Benjamin dans l'assaut a recréé Conference Hall, je ne sais pas si tu as déjà entendu parler Conference Hall.io qui est du coup un endroit où on peut créer cet hall qui est soumettre dans pas mal de conférences, donc ça permet d'avoir une espèce de hub où on peut avoir son hall qui est distribué à différentes conférences, un peu un concurrent à Sessionize, et vraiment l'idée du coup de se faire un outil au début qui était plutôt pour nous sur notre façon de gérer ces éléments là et puis finalement, plein de conférences aussi l'ont adopté le produit et open source. Et donc ça c'est une partie CFP l'autre point qu'on a pour trouver des speakers c'est finalement de pinguer aussi des personnes, donc l'idée aussi, via les réseaux de se dire, bah tiens, cette personne ça a l'air pertinent ou elle a sorti un super projet, il serait bien qu'elle vienne en parler etc. Donc de pouvoir lui demander est-ce que tu serais intéressé soit de soumettre dans le CFP, soit nous envoyer des infos, parce que si c'est des personnes, qui sont très buzies ou internationales ou autres, ils vont peut-être pas s'amuser à aller sur un CFP d'une conférence à Nantes ou autre, mais au moins récupérer toutes les infos qu'il faut, discuter avec elles. Donc voilà, une partie un peu aller chercher des speakers. Le point aussi que je n'ai pas indiqué, c'est qu'on essaye au niveau du Defest Nantes d'avoir vraiment un mix aussi entre des personnes finalement locales autour de Nantes, des personnes de renommée on va dire un peu nationale, il y a des gens qui sont assez connus dans leur domaine divers et variés, et puis aussi potentiellement faire venir des experts d'un produit à Nantes pour montrer aussi, diffuser ces infos-là. Donc, il est à la fois de montrer qu'à Nantes, on a des choses à dire, mais globalement aussi, on peut peut-être avoir des personnes qui sont, dès la première année, on avait à l'époque un corps contributeur de Angular qui venait de sortir, AngularJS, et on était très fiers du coup de l'avoir sur scène. Donc, c'est des choses, voilà, c'est cool, quoi. On est très fiers d'avoir ce genre d'éléments. Donc, de trouver un mix par rapport à ça. Donc, la partie CFP, pinguer des gens directement, et après, ce qu'on essaye aussi. De faire, c'est souvent une conférence au moment où on a le CFP qui est souvent avec Jeff on anime un petit atelier devenir speaker, pour essayer aux personnes un peu nouvelles ou qui veulent s'y mettre de comprendre un petit peu comment ça marche, ce qu'on attend donner des petites astuces finalement, puisque Jeff est aussi régulièrement speaker donc on a l'habitude aussi de nous de voir quand on est de l'autre côté de la barrière quand on se soumet en tant que speaker les éléments qui sont pertinents donc il y a les deux côtés et puis on a fait finalement on était pas mal harcelé, les premières années finalement par les personnes qui avaient pas été du coup sélectionnées qui étaient pourquoi, c'est quoi vos critères ? Sans forcément rentrer dans une polémique de « ouais, c'est la mafia, j'ai jamais été pris » ou autre, mais ce qu'on essaye souvent d'expliquer en règle numéro une, c'est déjà, de base, t'as peu de chances d'être pris. Parce que souvent dans les CFP maintenant, il y a pas mal de talks, il y a pas mal de personnes qui ont compris que c'était intéressant de partager. Et même des boîtes aussi qui favorisent ces éléments-là. Et donc on a listé en fait comment on faisait la sélection des talks. Cette partie un peu évaluation, délibération, et voilà, comment après on diffusait ces infos-là. Et c'est vrai qu'on essaie d'appliquer certains principes, par exemple si quelqu'un est venu dans les conférences des années précédentes, on essaie plutôt de favoriser des nouvelles personnes si c'est des personnes qui n'ont pas forcément, beaucoup d'historique en tant que speaker, un track record important on va essayer plutôt de les mettre sur des conférences de 20 minutes pour essayer de se tester puisque même sur 20 minutes dans une grande salle où tu as 800 personnes c'est que 20 minutes mais c'est quand même 800 personnes donc voilà, il faut quand même être à l'aise, donc voilà, on a certains principes on explique comment on délibère on a un système d'évaluation du coup sur Conference Hall où on peut être au début en mode un petit peu aveugle sur le speaker donc on a que le contenu, on fait souvent une première passe que sur le contenu et après on fait une deuxième passe où on voit un petit peu le speaker qui sait ça peut réévaluer certaines notes ou pas justement sur le fait qu'il soit déjà venu ou à l'inverse que c'est quelqu'un qu'on ne s'attendait pas à ce qu'il soumette alors que voilà on trouve ça génial bon voilà ça permet potentiellement de changer un peu ces éléments là. Et après on délibère souvent aussi sur les notes on peut avoir des notes finalement à la débiération les, talks qui ont des très bonnes notes on passe très peu de temps à en discuter puisque du coup ça fait consensus mais là où c'est intéressant c'est souvent des notes un peu moyennes mais il y a à la fois des gens qui ont mis des mauvaises notes et d'autres qui ont mis plutôt des très très bonnes notes et donc là on se dit ah faut qu'on discute pour voir un petit peu ce que chacun a compris par rapport à ce qui est écrit c'est.

Bruno:
Quelqu'un qui a vu un truc que.

Julien:
D'autres n'ont pas vu. Après, il y a l'idée aussi que par technologie, on puisse aussi avoir un minimum de... Dans le comité de sélection, un minimum de personnes pour que ça soit cohérent aussi. S'il n'y a qu'une personne pour évaluer la partie web, il y a forcément un biais, parce qu'il n'y a que la note de cette personne-là. Donc l'idée aussi, de trouver différents critères comme ça pour... En tout cas, on essaye d'être équitable.

Bruno:
Les intervenants ne sont pas rémunérés pour leur participation ?

Julien:
Les intervenants ne sont pas rémunérés. on l'a déjà fait pour les keynotes d'ouverture où on invite du coup des artistes, qui sont du coup finalement c'est leur métier ça nous est arrivé de donner des petits cachets mais c'est vraiment petit ça nous est arrivé sur les keynotes d'ouverture ou des personnes aussi qui n'ont pas l'habitude, de présenter dans le monde de la tech ça nous est déjà arrivé mais globalement non, aucun speaker est rémunéré dans ces confs il y a l'idée aussi de se poser la question, nous on fait tout ça bénévolement si on commence à rémunérer des speakers on pourrait peut-être, Se sentir en disant, eux, ils sont rémunérés, nous, on bosse toute l'année, on n'est pas rémunérés. Bon, bref, après, ça apporte d'autres questions. Donc, on a préféré faire simple et se dire, bon, ben voilà, on rémunère personne et voilà, on reste tous bénévoles. On prend aussi pas mal de bénévoles le jour J et il y a pas mal d'écoles, du coup, qui nous prêtent leur étudiant. Pareil, c'est vraiment hyper intéressant. Donc, on va dire, ils travaillent une journée en nous aidant sur différentes tâches et l'autre journée, du coup, est offerte pour eux pour profiter de l'événement. donc voilà globalement, tout le monde est bénévole sur.

Bruno:
Les mêmes de toute façon ça permet aussi à l'ensemble des speakers d'avoir quand même une visibilité non négligeable c'est aussi pour ça que les gens viennent, et je pense que ça rejoint aussi, enfin tu vois moi pareil sur ce podcast personne n'est rémunéré pour venir sur ce podcast et je pense que ça illustre bien en fait, ce besoin de partage qu'on a en fait dans notre industrie où en fait on a énormément de gens ou même le fait qu'on ait une communauté open source ça aussi ça montre bien qu'il y a quand même des tas de gens qui sont capables à fournir beaucoup d'efforts de manière complètement gratuite parce qu'en fait on a quand même envie de partager que les choses se sachent, et je pense même pas que ce soit une envie de fame, de notoriété quelle qu'elle soit, je pense que c'est juste une envie de se dire, j'ai fait un truc cool et j'ai envie de vous le mettre à dispo c'est pas ce que t'en penses.

Julien:
Sur la partie fame, il vaut mieux faire d'autres métiers que la tech pour être reconnu, bon voilà Après effectivement ce qui est intéressant c'est de pouvoir quand même cette notion de partage finalement que ce soit de l'open source, des talks, des blogs comme tu disais en intro il y a vraiment plein de médiums possibles pour pouvoir partager, c'est vrai que finalement dans la tech on est quand même beaucoup dans ce mouvement là et je pense qu'il faut le garder, je trouve ça hyper intéressant d'avoir ce partage collectif même si effectivement... Tu vois, sur les meet-up post-Covid, c'est quand même plus difficile. Bon, il faut trouver un moyen de relancer un petit peu certaines machines. Mais bon, les conférences, en tout cas, ça marche toujours très bien globalement.

Bruno:
Clairement. Le deuxième pilier que tu avais évoqué, c'était les participants, si je me souviens bien.

Julien:
Tout à fait.

Bruno:
Il y a souvent un sujet, parfois il y a des confs qui coûtent très cher. L'optique, c'est quoi ? C'est de se dire, en fait, ça a lieu aussi un petit peu au modèle économique. À quel point est-ce que le billet de chacun finance la conf versus les sponsors, et comment tu fais pour garantir que vu le prix de certains billets tu puisses quand même avoir des juniors comme tu l'évoquais tout à l'heure pour qui c'est un contexte hyper intéressant, et pas forcément que des gens qui sont lead dev chez Degafam, et comment tu fais aussi pour faire en sorte d'avoir que ton truc se diffuse et que tout le monde puisse venir et que tu vois que ce soit pas non plus la foire d'empoigne.

Julien:
Sur la partie un petit peu diffusion et reconnaissance de la qualité de la conf c'est vraiment la récurrence et le fait qu'il y ait des bons retours qui font que ça marche, c'est vraiment l'idée d'avoir un événement régulier qui fait que tu rentres un petit peu dans la tête des gens ils connaissent, l'événement est connu c'est vrai que le DevFest là ça fait je sais pas, 12 éditions donc voilà c'est établi, ce qui est intéressant aussi de voir c'est que du coup les places partent très vite aussi vite qu'un Elfest c'est-à-dire que souvent la première vente, dans les deux secondes tous les tickets sont dans des paniers donc on est toujours impressionné de voir ces genres d'items après nous l'idée aussi depuis le début sur le DevFestland c'est de faire un prix abordable donc je sais pas la première édition c'est peut-être 10 ou 15 euros aujourd'hui on est plutôt sur je pense les deux jours on doit être à 110 130 euros, Je n'ai pas exactement le prix en tête, mais c'est un peu ça l'ordre d'idée. L'idée, ça a toujours été aussi de trouver un moyen de au moins payer le repas du midi. Ce qu'on essaye... Souvent, les participants, ce qui retiennent, c'est quand même aussi le repas du midi. Et finalement, tu peux avoir des confs avec un très bon contenu. Mais si tu as un repas du midi qui n'est pas terrible, les gens, ils repartent, ils font... C'était quand même pas terrible, le repas. Et le contenu, finalement, disparaît. Donc, nous, on a toujours voulu quand même prendre un très bon traiteur, être sûr que les gens se fassent plaisir le midi. et finalement une question.

Bruno:
Un peu anecdotique parce que j'imagine que tu échanges avec d'autres créateurs de conférences à travers le monde est-ce que c'est un truc très français.

Julien:
Oui cette attache au ouais dans différentes confs en Allemagne aux Etats-Unis ou autre peut-être n'importe quoi un petit sandwich un petit truc c'est pas très grave mais c'est vrai que nous en France on aime bien aussi c'est vrai que culturellement on est habitué à avoir un truc correct, et finalement on se retrouve avec un prix sur le ticket on a peut-être 50 euros c'est juste pour le traiteur parce qu'en fait c'est 20 à 25 euros par jour par personne donc voilà ça nécessite quand même pas mal de moyens et après sur la partie participants sponsors, au début on était deux tiers les sponsors un tiers les participants et maintenant voilà qu'on a grandi et pas forcément augmenter le prix des participants mais plutôt augmenter les packs des sponsors, tranquillement petit à petit parce qu'en fait finalement les prestataires aussi augmentent tous les ans leurs tarifs aussi donc on est obligé de suivre économiquement cette partie là et finalement 75% des recettes c'est les sponsors donc le plus important c'est que les sponsors soient quand même contents 25% c'est les participants et après sur tout ce qui est tickets étudiants ou autres on l'a fait pendant pas mal d'années un ticket étudiant et je ne sais plus comment on l'a appelé. Enfin chômeurs en recherche d'emploi, etc. Pour essayer de favoriser un ticket du coup moins cher pour ces personnes-là. Et il y a, je ne sais pas, 4 ans, on a eu pas mal de monde qui avait pris ces tickets-là alors qu'ils n'étaient pas dans des critères d'étudiants ou de personnes en recherche d'emploi. Donc on s'est dit, en fait, nous, en tant que bénévole, on ne voulait pas regarder sur chacun des tickets qui était la personne, est-ce que c'est bien elle qui rentre, son justificatif France Travail ou sa carte d'étudiant ou autre, on ne va pas s'amuser à faire ça donc on ne le faisait pas forcément mais on voyait qu'il y a des gens qui profitaient un peu du système donc on a revu un petit peu la façon de faire et du coup on travaille directement avec, une direction de France Travail à Nantes qui du coup diffuse certaines places on leur envoie des places et eux après les diffusent à leur personne et pareil pour les écoles en fait on fait un appel, aux écoles pour dire qui serait intéressé de prendre des places pour leurs étudiants ils nous listent un petit peu le nombre de places qu'ils veulent on regarde ce qu'on met à disposition et on leur dit vous pouvez en avoir ils en ont demandé 20, vous pouvez en avoir 15 etc. Donc on passe directement finalement par rapport à ça pour éviter un petit peu cette, cette gruge cette triche parce que tout se vendait rapidement donc les gens ont essayé de prendre des places un peu n'importe comment c'est comme ça.

Bruno:
Donc en général le prix du billet par personne c'est surtout pour couvrir des frais de traiteur surtout en grande partie de la matière.

Julien:
Oui, parce qu'entre le petit-déj, les deux déj, on fait une after-party aussi depuis le 2019 avec concerts et tout entre les deux, tout est open bar, etc. Bah oui, du coup, le prix du billet, ça couvre à peine ces éléments-là. Donc après, il faut gérer l'emplacement, les speakers, il y a tout un tas d'autres frais, la captation. Donc c'est là aussi qu'on a besoin des sponsors.

Bruno:
J'imagine qu'il y a aussi un équilibre à trouver entre pas assez de monde et trop de monde. En soit, tu auras envie d'offrir 20 000 tickets si tu pouvais parce que c'est toujours agréable, mais il faut que ça rentre. Tu vois faut que les gens puis t'as aussi peut-être le ratio de te dire il y a peut-être des gens qui vont parce que t'as des places limitées dans tes salles, mais t'as pas que ça en fait t'as tous les gens qui sont aussi dans le salon qui viennent juste échanger qui font pas les conflits tant que tels donc comment tu fais pour estimer le nombre de personnes que tu peux actuellement accueillir ?

Julien:
Ouais bah de façon simple au début on prenait juste le nombre de places qu'on avait dans les salles on faisait la somme et on se disait bah voilà c'est à peu près la jauge qu'on peut avoir et puis s'il y a un peu moins de monde dans certaines salles parce qu'ils se baladent dans les stands c'est pas très grave en soi, Pour les 10 ans, on avait augmenté un petit peu la jauge. On s'est aperçu que le midi, c'était vraiment le bazar. Les gens avaient du mal à pouvoir se servir, à circuler, etc. Donc en fait, parce que le midi, on essaie vraiment de faire aucune conférence pour laisser vraiment la place aux sponsors et laisser aussi aux participants le temps de faire du networking et de se poser et pas être tout le temps à suivre des confs, suivre des confs, suivre des confs. Parce qu'il y en a qui, si tu mets une conf, ils vont forcément y aller pour essayer de rentabiliser la journée. Et du coup l'idée de se dire qu'on allait finalement rediminuer notre jauge pour que ça soit plus, facile en termes de circulation en termes de passage donc c'est vrai qu'on avait rediminué la jauge ce qui ne facilite pas forcément la vente des places parce que tout part très vite du coup quand tu es monté à 2700-2800 par jour et que tu redescends à 2500 ça peut poser problème aussi.

Bruno:
Et sur la partie troisième c'était les sponsors ? Avec effectivement une place importante. Comment est-ce que vous choisissez vos sponsors ? Est-ce que vous avez des règles de certaines entreprises que vous ne voulez pas avoir pour des raisons X ou Y ?

Julien:
Globalement, non. À part certains speakers ou sponsors où on a eu des soucis. De toute façon, en fait, ils ne repostulent pas ou ils ne reviennent pas. Globalement, on accueille tout le monde. On n'a pas forcément de ratio, je ne sais pas moi, tant de clients finaux, tant de SN, tant d'éditeurs ou autres. Nous on reste assez ouvert, on essaie de voir un petit peu qui est intéressé, donc c'est pareil aussi l'idée d'expliquer aussi que quand on sponsorise une conférence d'un point de vue sponsor c'est souvent pour trois éléments, soit on a un produit ou une annonce à montrer sur le stand, soit c'est pour une partie recrutement slash rétention aussi pour emmener ses équipes soit après derrière c'est vraiment montrer qu'on est dans l'écosystème tech local un soutien assez classique et voilà et du coup par rapport à ça, on a des sponsors des ESN qui reviennent très régulièrement, des clients finaux aussi on a eu aussi des sponsors qui venaient d'autres villes, parce que c'est vrai qu'au début quand t'es à Nantes, c'est vrai que les sponsors que tu trouves c'est plutôt toi qui va les chercher donc c'est plutôt dans ton écosystème local, et en fait plus la conférence prend de l'ampleur, plus tu peux trouver voilà des, sponsors internationaux ou autres qui viennent quand même voir l'événement.

Bruno:
Je ne sais pas.

Julien:
Par exemple un Cast AI qui vient au DevFest Nantes, c'est cool mais je ne les aurais pas forcément trouvés comme ça naturellement donc voilà, ça permet vraiment aussi d'avoir une certaine mixité, ce qu'on fait aussi au niveau des stands on essaye de faire en sorte d'alterner les stands ou quand il y a des partenariats on autorise aussi qu'ils se mettent à côté ou ce genre de choses, et après souvent pour choisir son stand on a fait un truc malin c'est que c'est à la date du père, C'est-à-dire qu'on définit le contrat de sponsoring. Et après derrière, c'est vraiment la date de paiement qu'à partir de ce moment-là, on est dans l'ordre pour choisir son stand. Et souvent, ça permet quand même d'avoir des sponsors qui payent rapidement. Parce qu'après derrière, on a pas mal d'avance sur les prestats. Il faut faire des accomptes, etc. Donc c'est pas mal d'avoir quand même de la trésor par rapport à ça.

Bruno:
Effectivement. Et le dernier pilier que tu avais évoqué, il me semble que c'était toi et les ordinateurs. Exactement. Donc vous tous. Qu'est-ce que qu'est-ce que ça vous a apporté vous déjà d'organiser ce Dayfest et par exemple de manière plus globale c'est quoi pour vous l'apport de participer à une conférence, que ce soit en termes d'organisateur ou en termes de juste visiteur, je réfléchis.

Julien:
Il y a pas mal de trucs qui me viennent en tête sur la partie organisateur il y a l'idée de faire partie d'un collectif qui permet à Nantes de montrer que ça bouge, de faire des choses. Comme je disais aussi, c'est des opportunités. On peut discuter avec pas mal de sponsors différents, des prestataires. Ça permet de voir différents items qu'on n'a pas forcément l'habitude côté tech. Pour les personnes qui aiment se challenger, qui aiment bien organiser, c'est intéressant. Après, nous, au début, c'est vrai qu'il faudrait peut-être poser la question aux autres, aux nouveaux organisateurs qui ont rejoint l'assaut où l'assaut était déjà un peu connu, on va dire, avec l'événement. C'est vrai que nous, au début, Il n'y avait rien de spécial pour le fait d'être organisateurs, on était tous bénévoles et on essayait de se dire, telle personne gère plutôt une partie marketing, elle est intéressée par ça, fais plutôt cette partie-là, moi je vais gérer peut-être la captation, etc. On va dire de bonne entente, assez simplement. Et après, ce qui est important, c'est aussi le jour J, de trouver des moments où on se retrouve, on échange sur des anecdotes. Ce que j'aime bien raconter aussi, c'est en tant qu'organisateur, il ne faut jamais montrer qu'il y a peut-être le feu, mais il ne faut pas le montrer aux participants. Donc même si on t'appelle de façon urgente à aller à tel endroit, parce qu'il y a un speaker, son PC ne marche pas, ou que sais-je, tu vas en marchant, en fait. Tu ne traverses pas tout le hall en courant, en stressant, en suant, en criant, attention ! Non, tu vas tranquillement, sereinement, tu gardes le sourire, voilà et c'est ça aussi qui permet en fait de cacher potentiellement tous les, petits problèmes, c'est pas des gros problèmes, mais les petits problèmes qu'on peut rencontrer quand on fait de l'événementiel, il y en a forcément, donc voilà, on l'a appris aussi en faisant de l'événementiel, qu'il y a ce genre de choses aussi qui sont intéressantes à montrer garder son calme, être serein et finalement les gens à chaque fois ils se disent ah bah du coup tout roule et tout, tout s'est bien passé, alors qu'en fait tu sais qu'il y a une captation qui a pas marché, il y a eu un problème avec le traiteur, etc. Mais les gens on ne le voit pas forcément, donc c'est ça qui est chouette Ok.

Bruno:
Qu'est-ce que tu penses que ça apporte de participer à une conférence, que ce soit le DevFest ou d'autres ?

Julien:
Comme je l'ai dit, il y a souvent la partie 1, on l'a dit c'est le contenu, voire des personnes que tu ne pourrais pas forcément échanger naturellement, un contributeur de tel livre ou une façon de présenter un super speaker hyper pédagogue pour expliquer comment marche je ne sais pas quelle technologie, donc c'est vrai qu'il y a Il y a pas mal de choses là-dessus. Des speakers qui ont commencé le jeu déjà avec des confs vraiment incroyables qui réutilisent du contenu que tu ne pensais pas que tu pouvais l'utiliser pour expliquer une conférence, soit un jeu vidéo, une façon de faire. Vraiment, on voit, ce n'est pas juste des slides. C'est que les gens ont mis, les speakers ont mis tout leur temps, tout leur savoir là-dedans, sur une partie pédagogie, etc. Et c'est vraiment magnifique à regarder. Ça, c'est génial. Donc ça, c'est sur la partie vraiment contenue. Et puis après, c'est toute la partie networking, je pense, qui est important aussi. Que ce soit des sponsors, finalement. Toutes les personnes que tu rencontres dans la tech, ce sera peut-être ton prochain chef, ton prochain collègue, ton prochain client. Voilà, la tech, finalement, ça reste assez petit. Donc c'est quand même intéressant aussi de pouvoir rencontrer des personnes, échanger, se créer un réseau. Donc la partie networking est quand même quelque chose de très important aujourd'hui dans les confs. Et on voit que ça marche quand même beaucoup, ça marche très bien la partie échange.

Bruno:
Mais est-ce que comme justement, on le dit tout à l'heure, une bonne partie des conférences sont disponibles en replay et autres. Est-ce qu'il faudrait peut-être même utiliser les conférences surtout comme un espace de networking plus que comme un espace d'apprentissage ?

Julien:
Pareil dans la partie devenir speaker ce qu'on explique de temps en temps avec Jeff c'est que finalement les confs sur les technos que tu connais déjà ou que tu maîtrises déjà, va pas les voir, parce qu'en fait ça peut être finalement plus déceptif qu'autre chose, parce que c'est pas trop le contenu que le speaker va présenter et finalement tu vas peut-être pas apprendre grand chose peut-être un ou deux items, alors qu'une conf sur un sujet vraiment, qui sort de ta zone de confort tu vas peut-être apprendre plein plein de choses et devenir enthousiaste et aller voir plein de pointeurs et continuer sur plein d'éléments et effectivement, pas hésiter aussi à se prendre des pauses et pas enchaîner un tunnel de conférences, voilà, il y a l'idée aussi souvent en fin de journée de faire des conférences un peu plus courtes de 20 minutes au lieu de 40 ou 50 minutes en début de journée pour avoir quelque chose aussi en fin de journée de plus rythmé puisqu'on fatigue quand même, à voir des confs toute la journée et l'idée vraiment de se dire, sur ce genre de confs on peut trouver des trucs qui sortent complètement de la tech des sujets sur, je sais pas, c'est quoi de vivre dans la Sicone Valley en tant que français ? C'est un peu lié à la tech, parce que c'est comme valet, mais en gros, pendant 20 minutes, les gens intéressés, ça ouvre l'esprit, ça change. C'est ce genre de conf qui sont très agréables et ça passe très vite, ça permet de rythmer la fin de journée.

Bruno:
Mais donc, ce serait quoi le ratio que tu conseillerais entre le temps passé en conf et le temps passé à networker autour de la conf ?

Julien:
Moitié-moitié, je dirais.

Bruno:
Ok, quand même. Et pour toi, il faut aller voir les sponsors ou il faut échanger avec quasiment tous les gens que tu croises ?

Julien:
Non, non, non. Après, ça demande de l'énergie à chaque fois d'aller voir soit les sponsors, ce qui t'attire, ce qui a un jeu où toi tu veux scanner pour gagner, je ne sais pas, une Switch 2 ou que sais-je. Voilà, mais ça prend forcément de l'énergie. C'est vrai qu'il y a certaines confs aussi. On a toujours peur potentiellement de donner toutes ces infos aux sponsors ou autres. Donc c'est vrai que nous on n'a jamais filé aucun listing c'est vrai qu'il y a pas mal de boîtes d'ailleurs internationales qui nous disaient du coup il est où le listing de tous les participants avec leur email, leur fonction etc on était bah non en fait, c'est à toi de te débrouiller sur le stand pour récupérer les infos des gens donc d'être obligé de faire quelque chose de sympa, d'attirant pour pouvoir récupérer des contacts donc oui ça demande de l'énergie, aller voir les sponsors, je dirais qu'il ne faut pas forcément aller voir tous les sponsors mais si on a des enfants qui ont un gouffre-dise sympa, bon bah oui c'est pas, déconnant d'aller voir si on est intéressé par la technologie, je prenais l'exemple tout à l'heure de CastEI, je sais pas, on est dans le monde Kubernetes on s'intéresse, on connait pas forcément leurs produits bah oui ça vaut le coup de passer 5-10 minutes pour comprendre le positionnement du produit, tel que eux le présentent etc, donc oui il y a des choses toujours intéressantes à récupérer comme ça, puis après sur la partie networking, bah c'est le fait aussi de se balader, on rencontre des personnes bon c'est c'est un peu un forum comme tu disais en introduction.

Bruno:
T'as évoqué aussi tout à l'heure, on en a parlé aussi un peu de ce côté, enfin tu le disais, toi t'es passionné par la tech, moi effectivement je le suis aussi, la majorité des gens que je reçois sont passionnés par la tech, je pense que la majorité des gens qui écoutent ce podcast sont aussi des gens passionnés, parce qu'effectivement faire tout ça en dehors de ses sortes de travail, ça demande de l'énergie, donc il faut être capable de l'investir là-dedans. Est-ce que tu penses que les conférences et les meet-ups, au final, on ne retrouve que des gens passionnés ? Ou est-ce qu'il y a des gens qui viennent aussi parce que ça fait partie du job ? Je pense qu'il y a quand même un équilibre nécessaire. Ce côté job-passion, c'est parfois un peu toxique pour nous de se dire qu'on met un investissement dans notre métier. Et puis c'est pénalisant pour ceux qui n'ont pas assez de passion là qui ne progressent du coup pas autant que ceux qui sont passionnés puisque nous on progresse techniquement quasiment 120 heures par semaine parce qu'en fait on ne s'arrête jamais de bosser après.

Julien:
Chacun a son équilibre pro perso et c'est vraiment à chacun de trouver quelque chose qui lui convient, c'est hyper important sinon de toute façon on ne tient pas, dans la tech sur cette partie là je dirais qu'il y a vraiment deux phases différentes, les conférences globalement on remarque que c'est sur du temps de travail donc il y a peut-être un déplacement, supplémentaire à faire pour aller à la conférence ou autre, donc on sort quand même de sa zone de confort parce qu'on n'est pas chez soi ou autre, mais finalement c'est quand même la journée sur un temps de travail donc là, ce que je vois dans pas mal d'entreprises ou autre c'est qu'on essaye dans une partie rétention un petit peu de remercier aussi. Ses employés ou autre en les emmenant du coup à des conférences, donc ça, ça marche très bien et sur le temps de travail globalement, c'est très bien avec souvent l'idée quand même de se dire si il y en a qui n'ont pas pu venir, on fait peut-être un retour dans l'entreprise après derrière, faire un petit résumé des confs impactantes ou des messages qu'on a vu passer et qui étaient pertinents, sur la partie meet-up par contre là clairement je vois que c'est quand même, une audience plutôt passionnée quand même, le soir il faut faire la route ou du métro pour aller à tel endroit, tel sponsor pour pouvoir rester jusqu'à 20h, 21h bon c'est vrai que c'est pas évident, faut vraiment pouvoir se dégager ce temps là donc clairement c'est plus des passionnés quand même dans les meet-up et je vous le disais un petit peu tout à l'heure mais c'est vrai que post-covid les meet-up c'était très difficile les gens sont habitués à rester chez soi ou autre, commence à revenir de temps en temps mais c'est pas encore comme c'était avant clairement les gens sont habitués aussi à il ya plus de télétravail aussi maintenant donc les gens sont pas forcément sur un lieu de travail donc pourquoi je vais m'embêter aller à tel endroit alors qu'en fait je suis déjà chez moi donc bon je vais pas forcément ressortir voilà il ya toute cette logique là qui est un peu plus difficile mais sur les conférences globalement ça marche ça marche plutôt bien et souvent c'est vrai que les entreprises choisissent une ou deux ou trois conférences où ils emmènent des gens de leur boîte. Bon, ben voilà, c'est juste quelques éléments clés dans l'année. Les gens sont quand même très contents d'y aller. Passionnés ou pas passionnés, d'ailleurs.

Bruno:
Ah, genre. T'évoquer effectivement le fait que les gens sont chez eux. Ce qui peut être effectivement aussi un frein. On a évoqué tous ces replays qui sont disponibles. Mais on a aussi de plus en plus, on a tout un tas d'IA qui sont capables de nous expliquer énormément de choses. Donc on a de moins en moins besoin de faire d'efforts pour aller apprendre des choses, est-ce que ça c'est quelque chose que vous ressentez même sur les conférences, une participation qui est alors après vous n'êtes peut-être pas à l'explication si c'est en baisse de ce que ça vient de là ou d'ailleurs mais est-ce que vous percevez des choses comme ça ?

Julien:
Aujourd'hui l'impact de l'IA pas forcément, le seul truc qui me viendrait en tête c'est une partie call for paper justement où les gens proposent leur sujet, donnent des explications où là on voit que certains c'est écrit avec de l'IA mais, Et bon, après c'est comme ça, mais à la limite, des fois c'est peut-être bien d'avoir un peu plus de contenu qui a été généré par IA que juste une ligne qui dit « je vais présenter ça, point ». Voilà, le gars il n'a aucune chance d'être pris. D'un autre côté, là, si c'est une IA qui l'a écrit, il y a peut-être des éléments, s'il assure ce qui est écrit dans la description, peut-être que ça peut marcher. D'ailleurs il y avait une conférence je sais pas en Norvège ou je crois. Ou en Suède non je crois c'était à Oslo qui avait du coup essayé d'étudier les patterns dans les CFP pour essayer de reconnaître ce qui était généré par IA ou pas etc il y a une conférence là dessus qui est assez marrante, bon c'était à l'époque des débuts de chat GPT donc on repérait quand même souvent des patterns assez simplement ce sera parti après, participation aux conférences non puisque c'est quand même une bouffée d'air justement les gens sont habitués, à télétravail je suis dans la boîte, j'ai souvent mon petit chat d'IA disponible et en fait de tout fermer et d'aller à une conférence et de voir des gens en vrai, de discuter avec ses collègues de sujets qu'on a vus de rencontrer des nouvelles personnes, de voir que l'écosystème bouge etc, ça fait souvent quand même une bouffée d'air et ça, ça marche toujours un peu comme un séminaire, un team building ou autre, et je dirais que c'est autant en vrai maintenant qu'il y a beaucoup de télétravail donc la partie remote, virtuelle marche bien si les gens se connaissent bien ça marche d'autant mieux quand les gens se connaissent un minimum, donc c'est important aussi de garder ces points de rencontre.

Bruno:
Ah j'en vois top, est-ce que toi il y a des conférences que tu recommandes parce que du coup on est déjà un peu partout dans le monde francophone au delà.

Julien:
Du DevFest Nantes c'est vrai que la communauté des DevFest il y en a pas mal aussi maintenant il y a Toulouse, Strasbourg, je crois qu'il y a Paris qui se relance, Nantes, Péros-Guirec il y a des DevFest un peu partout Il y a d'autres conférences communautaires, Volcamp à Clermont, DevQuest à New York, DevLille à Lille comme son nom l'indique, Wax à Marseille, il y a pas mal de conférences comme ça qui existent. Je dirais qu'après, assez facilement, on peut se renseigner. Il y a aussi Aurélie Ivache qui a un site web aussi qui recense pas mal de conférences de CFP ouverts. Donc, ça permet vraiment de regarder ce qui bouge. Parce qu'on peut avoir des nouvelles conférences aussi qui se créent autour de chez soi. Et après, pas hésiter aussi à regarder dans son écosystème des confs qui peuvent être mi-chemin entre la tech et d'autres métiers pour s'ouvrir aussi. Ça peut être des confs autour de la partie produit ou des confs vraiment purs DevOps comme les Cloud Native Days ou autre qu'il y a eu à Paris il y a vraiment pas mal de conférences qui peuvent être soit généralistes, soit vraiment spécifiques dans leur thématique, je n'ai pas forcément une conférence à essayer moi ce que j'aime bien dire aussi c'est si on veut se lancer, que ce soit dans une partie speaker bon participant toujours intéressant mais speaker ou organisateur c'est quand même intéressant de voir d'autres conférences de voir un petit peu ce qu'on peut piquer comme idée ou de voir un autre speaker, comment il a présenté pour essayer finalement de s'enrichir avec, des bonnes pratiques, des bons items. J'ai eu la chance de faire justement quelques Google I.O. Typiquement, en 2018, il y avait Justice en concert. J'ai fait, je veux absolument faire un concert au Defless Nantes. Alors, on n'a pas eu Justice. On a eu un groupe de reprise pour que ça soit un peu plus sympa, mais vraiment l'idée de se dire, j'aimerais bien avoir, on aimerait bien collectivement avoir au Defless Nantes, à l'after party, un concert vraiment avec des instruments live, en mode pop, etc. Et on a réussi à le faire. Et voilà, c'est des petites mille stones comme ça où, comme je disais, côté organisateur, il faut aussi se faire plaisir. Et finalement, les sponsors, on permet un naming de l'after party. Les participants étaient ravis puisque ça permet à ceux qui aimaient un peu la musique de s'ambiancer. Donc finalement, tous les personnages s'y retrouvent et ça permet d'avoir quelque chose de très sympa.

Bruno:
Ok, canon. Est-ce que tu penses qu'on a besoin ou de la place pour encore d'autres conférences où le calendrier est déjà suffisamment chargé entre tout ce qui existe, ne serait-ce qu'en France.

Julien:
Je dirais qu'il y a encore de la place. Typiquement, moi, je viens de créer une nouvelle conférence qui s'appelle Tech Credit, qui a lieu le 5 juin. Parce qu'à Nantes, on a beaucoup de conférences sur le second semestre, rien sur le premier semestre. Moi, je vois que les différents cloud providers ou même ESN font moins d'efforts en province. Et je trouve ça quand même intéressant de montrer des dernières nouveautés et de les apporter à Nantes. Donc, du coup, je me suis dit, je vais recréer une conférence qui est plus petite que le Defest. Enfin, je vise 400 personnes. Mais l'idée de se dire qu'il y a quand même la place par rapport à un créneau spécifique, de se dire le DevFest, on est plutôt sur les dernières nouveautés orientées développeurs. Moi, je vais faire une conf qui n'est pas du tout généraliste, qui est uniquement sur les sujets IA et un peu cloud, dédiée plutôt à cette notion un petit peu d'être multi-cloud provider, multi-USN, multi-clients. Bon, voilà. D'avoir des positionnements aussi différents. Clairement, je pense qu'il y a de la place pour différentes conférences. Après, ça dépend des villes. Forcément, à Paris, il y a déjà beaucoup de choses qui s'y passent. Mais globalement, il y a quand même de la place pour d'autres conférences.

Bruno:
Canon, merci beaucoup Julien pour cette conversation j'aurais deux dernières questions pour toi qui sont les questions rituelles de ce podcast la première c'est est-ce qu'il y a un contenu que tu souhaiterais partager avec l'ensemble des auditeuristes.

Julien:
Il y a un contenu que je partage pas mal ces temps-ci et que je pensais que pas mal de monde l'avait vu, c'est AIF.io donc la, AgentiKiFoundation qui est un équivalent de la, tout le monde connaît Kubernetes avec la CNCF et donc maintenant il y a la AIF qui est une fondation fille de la Linux Foundation, Donc on a tous les gros qui sont en membres fondations comme AWS, Anthropic, OpenAI, etc. Et l'idée d'avoir un certain nombre de choses normalisées dedans, donc par exemple le format du fichier agent.md, la partie MCP qui a été redonnée à Anthropic, je pense que globalement la notion de skill va bientôt arriver dedans aussi normalisée. Donc quand même intéressant de suivre cette fondation-là, si ça a le même essor que ce que la CNCF a réussi à faire avec Kubernetes d'un point de vue gouvernance saine, open source, etc. je trouve ça intéressant quand même de suivre cette fondation canon.

Bruno:
Bah écoute on mettra le lien bien évidemment en description dernière question qui est la plus importante de ce podcast Julien est-ce que tu es plutôt espace ou tabulation ?

Julien:
Je vais regarder peut-être ce que l'IA code maintenant pour moi mais je dirais globalement espace.

Bruno:
Ok très bien, merci beaucoup Julien merci et merci à tous d'avoir, écouté cet épisode jusqu'au bout j'espère que vous avez donné envie de participer à des conférences que ce soit le DevFest ou d'autres ou même le TechReddit qui aura lieu en juin, organisé aussi par Julien. La conférence de la CFC, c'est un impondérable de notre métier. Je pense que c'est là où on peut apprendre énormément de choses et croiser plein de gens. C'est important. On est dans un métier de partage. Et je pense qu'aujourd'hui, où on a de plus en plus d'IA qui codent à notre place, c'est encore plus important de partager de l'expertise, d'aller apprendre plus de choses autour de notre métier. Parce que c'est ce qui nous permet aussi de mieux piloter nos IA. Et de leur permettre de mieux faire les choses. Donc voilà, inscrivez-vous à des conférences, boostez votre employeur, votre manager, pour vous envoyer à des conférences, c'est toujours utile. Moi de mon côté, je vous remercie comme toujours de partager ce podcast. Vous pouvez l'écouter en plus pendant que vous êtes en chemin vers une conférence, ça marche aussi. Je vous souhaite une très bonne fin de semaine, je vous dis à la semaine prochaine, et d'ici là, codez bien !